Poèmes

Résolu/Fermé
Salut je suis élève en 3ème et la prof de français nous demande de savoir un poème engagé.
J'ai cherché sur le net et j'ai rien trouvé...
Est ce que quelqu'un pourrait m'aider à en trouver un pas trop long et pas trop connu (les autres élèves vont sûrement en prendre un connu). J'aimerais plusieurs poèmes engagés si possible.
Merci d'avance.

33 réponses

  1. La viande est nécessaire
    comme l’est la guerre
    la viande est nécessaire
    comme le sont les fers

    Alors tiens-toi bien en société
    mange jusqu’à ta satiété
    bois le sang et avale la chair
    le corps mort de tes frères

    mange mange mange ta viande

    La viande est nécessaire
    comme la pause publicitaire
    la viande est nécessaire
    comme le sont les vipères

    Alors mange sans t’inquiéter
    ne commets pas l’impiété
    reste un vampire au goût amer
    verse le sang et brûle les chairs

    mange mange mange ta viande

    La viande est nécessaire
    comme l’est le nucléaire
    la viande est nécessaire
    comme le sont les cancers

    Alors déguste ta bonne potée
    surtout ne montre aucune pitié
    condamne au long calvaire
    toute bête marquée à ton fer

    mange mange mange ta viande

    La viande est nécessaire
    comme l’est le cimeterre
    la viande est nécessaire
    comme le sont les ulcères

    Alors délecte-toi du pâté
    ne joue pas les empotés
    lève bien haut ta cuillère
    pour remplir les cimetières

    mange mange mange ta viande

    Ne fais pas le débecté
    ne deviens pas anémié
    une grosse ventrée pour ton père
    et une bouchée pour ta mère

    mange ta viande
    et tais-toi
    ne pense pas
    mange ta viande
    et tue-toi
    sois un bon petit
    deviens grand toi aussi
    tu dois le faire
    c’est nécessaire

    mange ta viande
    pour être un parfait Lucifer
    une bonne petite lucilie
    si fière de dévorer des vies
    juste pour s’auto satisfaire
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    1. trop beau, c'est toi qui la fait?
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    2. mais? c'est quoi cette reponce qui sert à rien...?
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    3. C'est clair ça ne répond pas du tout au sujet... Si c'est sur Victor Hugo que tu cherches regarde les recueils écrits en exil,
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    4. @t0m@soui pk ?
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    5. @undertesmortsmito va tu l'a trouve la ----------)http://art-engage.net/Mange-ta-viande.html
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  2. Si tu cherches des poèmes sur Internet la référence est sans nul doute le site http://ww1.poeme.pro/ ! Il propose les poèmes les plus célèbres mais aussi des poèmes plus rares ou même d'auteur (encore) anonymes !
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    1. moi sa cerai pour avoir un poème engagée mai d'une personne ki n'est pa connu pck j'ai la flemme den faire un moi même
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      1. wé mwa c pareil g rien trouvé,jvé mfaire tuer srtt qe c pr demain XD
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        1. Je suis ds le meme cas aider moi svp Si quelqun connait une poésis engagée sur n'importe qu'elle sujet Svp envoiyé moi un mail sur IIKuruchiiv8@hotmail.fr merci davance
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          1. Salut je suis élève en 3ème et la prof de français nous demande d'écrire un poème engagé.
            Est ce que quelqu'un pourrait m'aider à en trouver un pas trop long de préférence
            merci d'avance
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            1. tu serais pas en 3ème5 toi par hasard? ><
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            2. Ou 3ème C ? :p
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          2. Personne ne connait de poème engagé d'apollinaire :'( ????
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            1. je suis dans la meme galere moi j'ai choisit un theme quon fais en cour moi c la guerre
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              1. Moi gaurais besoin que tu m'écrive un poème engagé de 20 vers qui aura pour sujet la guerre ou plutot contre la guerre et qui argumentera ma thèse défendu (la guerre) steup !!!!^^
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                1. j'en ai trouvé ki s'appele Ne.
                  Il a été écrit par André Spire.
                  Quelqu'un peut me dire kan il a été écrit svp
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                  1. Tu connais pas des sites où il y en a d'autres stp ????
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                    1. Merci beaucoup, mais les poème sont complets ou ce sont des extraits ???
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                      1. complet est d'autre extrait . c'est préciser a droite du titre .
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                      2. Pour les poèmes engagés, j'en ai qqun pour toi :
                        Ballade de celui qui chanta dans les supplices de LouisAragon
                        Ravensbruck de René Guy Cadou
                        L'avis de Paul Eluard
                        Je trahirai Demain de Marianne Cohn
                        Raconte moi le passé d'Alain Bosquet.
                        voilà jsp que ça te suffira!
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                      3. @Amélieje voudrai que vous me disiez si mon poeme est bien merci de me repondre

                        Vous qui vivez en toute quiétude
                        bien au chaud dans vos maisons ,
                        vous qui trouvez le soir en rentrant
                        la table mise et des visages d'amis ,
                        considérez si vous vous plaigner

                        que vous avez une chance innée
                        de vivre en paix
                        de vive en liberté

                        car dans se monde outragé
                        ou l'on saigne des peuples tout entier
                        car ils veulent leur liberté

                        comme c'est le cas en Syrie
                        ou plus personne ne rit
                        car bachar avec ces montagne de fer a canons
                        verse tous les jours des bains de sang indécent

                        rebelle syrien bat toi
                        rebelle syrien ne lache pas
                        rebelle syrien ne te décourage pas car la liberté viendra
                        et la dictarure s'en ira

                        syrie ou des martyre meurts tous les jours pour une cause en laquelle il croit
                        courage soldat le démocratie vinquera
                        bachard n'a tu pas honte de tué des enfants innocent
                        et d'aller bombardé les réfugiés j'usque au liban

                        démocratie ma bel ma bien aimé
                        démocratie a toi seul appartient la vie
                        démocratie bat toi démocratie la syrie a besoint de toi
                        démocratie ne te relache pas mais bat toi

                        toi président de la russie qui fournit des armes a la dictature
                        n'a tu pas honte de tuez des enfants par milliers et de ne regarder que tes pieds
                        bachard tu n'est plus le chef d'un pays mais le chef de la mort
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                      4. Le début, c'est un bout du texte de Primo levi déjà.
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                    2. Tu connaîterais pas d'autres auteurs ( comme ceux qui ont écrits des poèmes sur les guerres mondiales ou autres types de guerre).
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                      1. Après la bataille (Victor Hugo)

                        Mon père, ce héros au sourire si doux,
                        Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
                        Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
                        Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,

                        Les champs couverts de morts sur qui tombait la nuit.
                        Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit,
                        C'était un espagnol de l'armée en déroute
                        Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,

                        Râlant, brisé, livide et mort plus qu'à moitié,
                        Et qui disait : A boire, à boire par pitié !
                        Mon père ému, tendit à son housard fidèle
                        Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,

                        Et dit : Tiens donne à boire à ce pauvre blessé
                        Tout à coup, au moment où le housard baissé
                        Se penchait vers lui, l'homme une espèce de Maure,
                        Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,

                        Et vise au front mon père en criant " Caramba " !
                        Le coup passa si près que le chapeau tomba
                        Et que le cheval fit un écart en arrière,
                        - Donne-lui quand même à boire, dit mon père.

                        (La légende des siècles)
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                      2. @undertesmortsLe dormeur du Val - (Arthur Rimbaud 1854-1891)

                        C'est un trou de verdure où chante une rivière
                        Accrochant follement aux herbes des haillons
                        D'argent ; où le soleil de la montagne fière,
                        Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

                        Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
                        Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
                        Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
                        Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

                        Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
                        Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
                        Nature, berce-le chaudement : il a froid.

                        Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
                        Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
                        Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

                        (Poésies souvenirs)
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                      3. @undertesmortsPOEME 1 Maudis les corbeaux de malheur qui chantaient la guerre (Lucien Jacques)

                        POEME 2 Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre sur un champ de bataille (A. Ponsard)

                        POEME 3 Depuis six mille ans la guerre (Victor Hugo)

                        POEME 4 : Le cauchemar des deux mères

                        POEME 5 : Verbales chimères et tragiques dégoûts (poème d’Alexis Danan)

                        POEME 6 : Solitude (Solitude : extrait de l’album Sèves)

                        POEME 7 Les Martyrs (Henry Jacques)

                        POEME 8 Le défilé ( F. Coppée)

                        POEME 9 Petit, lorsque tu seras grand ( Henensal, instit à Roscoff, 1933)

                        POEME 10 Le dormeur du Val - (Arthur Rimbaud 1854-1891)

                        POEME 1

                        Maudis les corbeaux de malheur qui chantaient la guerre Extrait

                        ... Un vieil homme pleure dans sa vigne.

                        Il avait deux gars. - Ils sont morts,

                        Morts à vingt ans et de la guerre

                        Plus de joie pour lui seul l’esseulé ...

                        *****

                        Vide le nid et ses petits tués

                        Pendant le temps qu’il répétait

                        Tous ces mots creux mais bien sonores :

                        Gloire, tenacité et autres fariboles.

                        *****

                        C’est ton tourment, ces mots impies

                        Que des bavards perchés au loin

                        T’avaient soufflés

                        C’est du poison dans ton vieux coeur.

                        *****

                        Tes gars sont morts ! - Pleure sur eux.

                        Pleure sur toi et plains leur mère

                        Et puis maudis... maudis... maudis

                        Les corbeaux de malheur qui chantaient la guerre.

                        Lucien Jacques (La pâque dans la grange)

                        POEME 2

                        Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre sur un champ de bataille (A. Ponsard 1814-1867)

                        *****

                        Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre,

                        Sur un champ de bataille, à l’heure où les corbeaux

                        Crèvent à coup de becs et mettent en lambeaux

                        Tous ces yeux et ces coeurs qui s’enflammaient naguère.

                        *****

                        Tandis que flotte au loin le drapeau triomphant,

                        Et que parmi ceux-là qui gisent dans la plaine,

                        Les doigts crispés, la bouche ouverte et sans haleine,

                        L’un reconnaît son frère et l’autre son enfant.

                        *****

                        Oh ! Je voudrais les voir, lorsque dans la mêlée

                        La gueule des canons crache à pleine volée,

                        Des paquets de mitraille au nez des combattants.

                        *****

                        Les voir tous ces gens-là prêcher leurs théories

                        Devant ces fronts troués, ces poitrines meurtries

                        D’où la mort a chassé des âmes de vingt ans.

                        POEME 3

                        Depuis six mille ans la guerre (Victor Hugo) Extraits

                        Les carnages, les victoires,

                        Voilà notre grand amour ;

                        Et les multitudes noires

                        Ont pour grelot le tambour.

                        *****

                        Notre bonheur est farouche ;

                        C’est de dire : Allons ! mourons !

                        Et c’est d’avoir à la bouche

                        La salive des clairons.

                        *****

                        L’acier luit, les bivouacs fument ;

                        Pâles, nous nous déchaînons ;

                        Les sombres âmes s’allument

                        Aux lumières des canons.

                        *****

                        Et cela pour des altesses

                        Qui, vous à peine enterrés,

                        Se feront des politesses

                        Pendant que vous pourrirez...

                        *****

                        Aucun peuple ne tolère

                        Qu’un autre vive à côté ;

                        Et l’on souffle la colère

                        Dans notre imbécillité.

                        *****

                        C’est un Russe ! Egorge, assomme.

                        Un Croate ! Feu roulant.

                        C’est juste. Pourquoi cet homme

                        Avait-il un habit blanc ?

                        *****

                        Celui-ci, je le supprime

                        Et m’en vais, le coeur serein,

                        Puisqu’il a commis le crime

                        De naître à droite du Rhin...

                        *****

                        On pourrait boire aux fontaines,

                        Prier dans l’ombre à genoux,

                        Aimer, songer sous les chênes ;

                        Tuer son frère est plus doux...

                        *****

                        Et l’aube est là sur la plaine !

                        Oh ! j’admire, en vérité,

                        Qu’on puisse avoir de la haine

                        Quand l’alouette a chanté.

                        POEME 4

                        Le cauchemar des deux mères

                        ***** 1

                        J’ai vu, dans un rêve attristé,

                        Deux chaumières presque pareilles,

                        Et deux voix dans l’obscurité,

                        Plaintives, qui frappaient mes oreilles.

                        ***** 2

                        Chaque maison était cachée

                        Dans un de ces vallons prospère

                        D’où la guerre avait arraché

                        Bien des enfants et bien des pères ...

                        ***** 3

                        La neige posait lentement

                        Ses flocons sur les branches mortes ;

                        La bise au long gémissement

                        Pleurait par les fentes des portes.

                        ***** 4

                        Les deux foyers se ressemblaient,

                        Et devant le feu des broussailles,

                        Deux mères, dont les doigts tremblaient

                        Songeaient aux lointaines batailles

                        ***** 5

                        Leur esprit voyageait là-bas :

                        Point de lettre qui les rassure !

                        Quand les enfants sont au combat !

                        Pour les mères tout est blessure !

                        ***** 6

                        L’une comme l’autre invoquaient le ciel

                        Priant dans sa langue ou la nôtre :

                        " Mein Kind ! mein Kind " O vie cruelle !

                        " Mon fils ! Mon fils " murmurait l’autre.

                        ***** 7

                        Et j’entendais, au même instant,

                        Sur un affreux champ de carnage,

                        Contre la souffrance luttant,

                        Gémir deux enfants du même âge

                        ***** 8

                        Les deux soldats se ressemblaient,

                        Mourant quand il fait bon vivre ;

                        Et leurs pauvres membres tremblaient,

                        Bleuis par la bise et le givre.

                        ***** 9

                        Ils s’éteignaient dans un ravin,

                        En proie aux angoisses dernières ;

                        Leurs yeux suivaient de loin en vain

                        La longue file des civières.

                        ***** 10

                        Etrange réveil du passé,

                        Qui précède l’adieu suprême,

                        Evoquant pour chaque blessé

                        La vision de ce qu’il aime ;

                        ***** 11

                        Et ces deux âmes, à l’heure sacrée

                        Où la mort, en passant, vous touche

                        Jetaient l’appel désespéré !

                        Que les petits ont à la bouche

                        ***** 12

                        Les yeux remplis de souvenirs

                        Une main sur la plaie grande ouverte

                        Comme s’ils sentaient le froid venir

                        Dans la grande plaine déserte :

                        ***** 13

                        " Mutter !... Mutter ! ... ( Mère )

                        Komm doch bei mir ( Viens, près de moi ! ) :

                        " Maman !... Maman ! (Implorait l’autre enfant )

                        - Viens, je vais mourir !

                        Eugène Manuel

                        Poème 5

                        Verbales chimères et tragiques dégoûts

                        *****

                        Il clame ce Tyrtée(1) aux insanglants lauriers

                        Que la mort nous est jeu facile

                        Qu’on rit, qu’on vibre d’aise aux chaleurs des charniers,

                        - Tu sais bien qu’il ment, ce fossile !...

                        *****

                        ... Redis-lui le grand cri de tous ces morts sans nom

                        Qui, sourds aux verbales chimères,

                        N’évoquaient, ô Patrie, ô fureur du canon

                        Que le pauvre front des mères

                        *****

                        ... Dis-lui que nous fûmes grands, peut-être ; mais dis bien

                        Que nous étions sans voix et pâles

                        Lorsque le vent hurlait à la mort, comme un chien

                        Et que nous avions peur des râles.

                        *****

                        Et qu’il nous descendait de tragiques dégoûts

                        Au fond de l’âme haletante

                        A voir porter, la nuit, vers de sommaires trous,

                        Des morts dans leur toile de tente...

                        *****

                        Alexis Danan ( 7 avril 1917)

                        Note 1 Grec de l’antiquité célèbre pour ses louanges à la guerre

                        Poème 6

                        Solitude

                        *****

                        ...Cassé en angle obtus à peine,

                        En ses habits d’une autre mode,

                        Un paysan claudique au lond des labours verts

                        *****

                        Les blés sont beaux.

                        Ils promettent d’user, aux prochaines moissons

                        L’ardeur des moissonneurs

                        Et le tranchant des faulx.

                        *****

                        Mais ni l’espoir des gains futurs

                        Et ni la splendeur de l’automne

                        Ne font fluer la joie

                        Au coeur du vieux semeur.

                        *****

                        Il se penche vers tous les automnes passés

                        Lorsqu’il allait, robuste encore, par les sentes

                        Avec, auprès du sien, le pas lourd de son fils.

                        *****

                        Leur bonheur était simple en leur humble maison

                        Où ne vibrera plus le chant grave du garçon

                        Que la guerre a couché dans les terres étrangères.

                        *****

                        - Et le vieillard cassé pleure, solitaire...

                        Poème 7 Les Martyrs

                        *****

                        Vous qui dites : "Mourir, c’est le sort le plus beau"

                        Et qui, sans le connaître exaltez le tombeau,

                        Venez voir de plus près, dans ses affres fidèle,

                        Cette mort du soldat qui vous semble si belle.

                        *****

                        Vingt hommes à la file, au fond d’une tranchée,

                        Coltineurs d’explosifs sur leur tête penchée.

                        Tout à coup, c’est la mort qui passe : un tremblement,

                        Un souffle rauque, un jet de flamme. En un moment

                        Les soldats ont fondu dans la rouge fumée,

                        Et la terre en sautant sur eux s’est refermée.

                        Quand le brouillard puant s’est enfin dégagé,

                        Le néant : aux débris du boyau mélangés

                        Des parcelles de chair et des bouts de capote,

                        Un bras nu, une main crispée sur une motte,

                        Des cheveux arrachés, de la boue et du sang.

                        On retrouverait d’eux, en les réunissant,

                        Morceau de chair salie, de cervelle ou de moëlle

                        De quoi remplir à peine une moitié de toile.

                        *****

                        Et cet autre ? Le soir, de veille à son créneau,

                        Il s’est laissé surprendre au moment d’un assaut

                        Par les lance-flamme d’une attaque hardie.

                        Echevelé de pourpre et vivant incendie

                        Il court, mais de ses mains qui flambent peu à peu

                        Cherche en vain d’arracher ses vêtements en feu.

                        Il se tord comme un fer rouge dans une forge ;

                        Des cris terrifiants rissolent dans sa gorge

                        Qui vont épouvanter les veilleurs dans la nuit.

                        Il court sans savoir où, mais son bûcher le suit.

                        La flamme, plus puissante, enfin, qui le terrasse,

                        Jette sur le sol cuit la flambante carcasse.

                        Une étouffante odeur monte, de cuir grillé.

                        Ce n’est plus qu’un débris tout recroquevillé.

                        Et ce qui fut un homme à la pensée divine

                        En rougeoyants charbons lentement se calcine,

                        Laissant, en souvenir de son destin fatal,

                        Un tas de cendre où luit un fragment de métal.

                        *****

                        Et les autres, les millions d’autres, le dirai-je ?

                        A quoi bon évoquer leur funèbre cortège,

                        Et leur face tendue, et leurs gestes déments,

                        Les hommes aplatis sous les effondrements,

                        Les enterrés tout vifs dans les abris qui croulent,

                        Les fantassins fauchés par les balles en houle,

                        Les asphyxiés, les écrasés, les massacrés,

                        Les malades crachant leurs poumons déchirés,

                        Spectres dont le bacille épuise la poitrine,

                        Ceux qui mettent des mois à mourir dans leur ruine.

                        A quoi bon ! Ils sont trop, on ne les connaît plus.

                        Un monument, les mots exaltant leurs vertus,

                        Des fleurs et des drapeaux joyeux ! O morts de France,

                        N’est-ce pas qu’il ne faut qu’un douloureux silence,

                        A ceux dont la jeunesse a peuplé les tombeaux ?

                        Que le sort des martyrs n’est pas tellement beau ?...

                        Henry Jacques

                        La symphonie héroïque

                        Poème 8

                        Le défilé

                        *****

                        ...Le régiment défile, et l’enfant s’extasie,

                        Craintif, et se tenant à la jupe saisie

                        De sa mère, il admire, avide et stupéfait,

                        Et tremble. Tout à coup, celle-ci, qui rêvait,

                        Le regarde, et soudain elle devient peureuse.

                        La pauvre femme, qui naguère était heureuse

                        Que pour son fils ce beau régiment paradât,

                        Craint maintenant qu’il veuille un jour être soldat ;

                        Et même, bien avant que ce soupçon s’achève,

                        Son esprit a conçu l’épouvantable rêve

                        D’un noir champ de bataille où, dans les blés versés,

                        Sous la lune sinistre, on voit quelques blessés

                        Qui, mouillés par le sang et la rosée amère,

                        Se traînent sur leurs mains en appelant leur mère,

                        Puis qui s’accoudent, puis qui retombent enfin ;

                        Et, seuls debout alors, des chevaux ayant faim

                        Qui, baissant vers le sol leurs longs museaux avides,

                        Broutent le gazon noir entre les morts livides !...

                        F. Coppée

                        POEME 9

                        Petit, lorsque tu seras grand

                        *****

                        Petit, lorsque tu seras grand,

                        On te dira d’aller te battre,

                        Et l’on te montrera du doigt

                        Ceux-là qu’il s’agit d’abattre.

                        *****

                        On te dira : c’est l’ennemi.

                        Sus à lui, petit, meurs ou tue,

                        Eventre-moi cet habit gris

                        Contre lequel tu t’évertues ;

                        *****

                        Et toi tu marcheras, bardé,

                        Sanglé, parqué, numéroté,

                        Vivant la tragique aventure

                        *****

                        Sans comprendre, enfoui dans la nuit,

                        Dans la misère et dans le bruit,

                        Noyé dans la boue et l’ordure,

                        *****

                        Jusqu’à ce qu’un morceau de fer

                        Fasse un pauvre tas de sa chair

                        Et la disperse en pourriture.

                        Henensal, instit à Roscoff, 1933

                        POEME 10

                        Le dormeur du Val - (Arthur Rimbaud 1854-1891)

                        C’est un trou de verdure où chante une rivière

                        Accrochant follement aux herbes des haillons

                        D’argent ; où le soleil de la montagne fière,

                        Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

                        *****

                        Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

                        Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

                        Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,

                        Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

                        *****

                        Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

                        Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

                        Nature, berce-le chaudement : il a froid.

                        *****

                        Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

                        Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

                        Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

                        (Poésies souvenirs)

                        voila c tout ce que j'ai trouvé
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                      4. c un poème engagée: Après la bataille (Victor Hugo)?
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                    3. Le dernier combat

                      Je me suis acculée face au mur
                      je suis seule, je me sens nue
                      effrayée par la peur de l’inconnu
                      seule au pied du mur.

                      Ses ailes glissent au-dessus de moi
                      Il arrive, Il me suit partout
                      son souffle me met en émoi
                      Il arrive et je suis à genou.

                      Je suis seule, j’ai peur de Lui
                      Il me regarde et je détourne la tête
                      Il me parle et je détale dans la nuit
                      Il me frôle et je sors les griffes
                      Il est nu et je referme mon armure
                      Il m’aime et j’arme une mitraillette
                      Il tend la joue et je le mets en joue
                      je suis seule, je m’écroule au pied de mon mur.

                      Derrière le mur Il attend
                      Il a tout son temps
                      le combat n’est pas pour lui
                      c’est moi qui dois baisser les armes.

                      Je suis seule, j’ai peur de Lui
                      mais seule je ne peux être moi
                      Il me réchauffe et mon cœur ne veut pas fondre
                      Il me ménage par peur que je m’effondre
                      Il m’éclaire et je préfère voir les yeux fermés
                      Il me cherche et je m’enferre dans les prisons dorées
                      Il m’aime et je n’aime que moi
                      Il me tend la main et j’embrasse une autre foi
                      je suis seule, j’efface les signes sur le mur.

                      Derrière le mur Il m’attend
                      Il me donne le temps
                      mes armes ne blessent que moi
                      mais c’est Lui qui verse des larmes.

                      Je suis seule, j’ai faim de Lui
                      et Lui n’attend que moi
                      Il m’observe et je suis nue
                      Il m’appelle et je réponds en silence
                      Il me touche et je baisse la garde
                      Il me féconde et je porterai le monde
                      Il m’aime et je l’aime aussi
                      Il m’embrasse et je tends la joue
                      je dis lui, je pourrais dire Elle.
                      Elle m’enveloppe et je me réchauffe
                      Elle me porte et je flotte vers Elle
                      Elle brille et j’ouvre les yeux
                      Elle me trouve et j’écarte les barreaux
                      Elle m’aime et je ne pense qu’à Elle
                      Elle me panse et je lui tends la main
                      je suis seule, avec elle.
                      Je dis Elle, je pourrais dire Tu
                      Tu me sondes et je suis ton écho
                      Tu me frottes et je me réveille
                      face au mur, transparent, je suis debout, vivante
                      mes doigts tracent tes signes sur le mur
                      et ma main arrache la première pierre.

                      Derrière le mur tu m’entends
                      nous avons le temps
                      mes armes sont en poussières
                      et mes larmes sont de joie.

                      Ensemble
                      nous démonterons le mur
                      pierre par pierre
                      ensemble
                      nous nous tiendrons par la main.
                      Pierre par pierre
                      ensemble
                      nous étendrons notre amour
                      pierre par pierre
                      ensemble
                      nous construirons sans murs
                      ensemble
                      pour l’éternité.

                      par David Myriam
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                      1. bonjour je m'apelle marina je suis en 4eme sa seré pour savoir si tu pouré m'écrire un poéme pour se soir c urgent stp j'ai besoin de toi aide moi si tu ve bien fa me le transmettre sur malielandalle@hotmail.fr merci et jespére que tu voudra bien c trés important
                        0
                      2. @M----arinaaaaat'as besoin d'un poème comment (vers,rime,type)
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                    4. Sinon, quelqu'un ne connaîterait pas des poèmes engagés parlant de guerre ou de prison, ça à l'air intérêssant...
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                      1. Ca c'est clair merci encore et bonne soirée
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                        1. complet
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                        2. j'arrive pas a lire les message que tu as écrit sa bug .
                          écrit moi a :
                          vincent-bourdey@live.fr

                          Merci .
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                        3. certain sont des extraits c'est précicer a droite du titre . ceux ou il y a rien d'écrit sont entier .
                          bonne nuit je vais me couché
                          a+
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                      2. ok merci pour tout
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                        1. salut et bonne soirée pas facile la 3ème
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                        2. ue je les retapé d'ailleur :(
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                      3. ca :"Ta vu en peut crée sont poème "
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                        1. oui c normal je me suis tromper dsl
                          la parution de lapin vole est le : 6 mai 2008
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                      4. j'ai pas compris dsl
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                        1. tu n'a pas compris quoi .
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