Poèmes

Résolu/Fermé
Utilisateur anonyme -  
 sachatouille -
Salut je suis élève en 3ème et la prof de français nous demande de savoir un poème engagé.
J'ai cherché sur le net et j'ai rien trouvé...
Est ce que quelqu'un pourrait m'aider à en trouver un pas trop long et pas trop connu (les autres élèves vont sûrement en prendre un connu). J'aimerais plusieurs poèmes engagés si possible.
Merci d'avance.

33 réponses

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  1. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
     
    La viande est nécessaire
    comme l’est la guerre
    la viande est nécessaire
    comme le sont les fers

    Alors tiens-toi bien en société
    mange jusqu’à ta satiété
    bois le sang et avale la chair
    le corps mort de tes frères

    mange mange mange ta viande

    La viande est nécessaire
    comme la pause publicitaire
    la viande est nécessaire
    comme le sont les vipères

    Alors mange sans t’inquiéter
    ne commets pas l’impiété
    reste un vampire au goût amer
    verse le sang et brûle les chairs

    mange mange mange ta viande

    La viande est nécessaire
    comme l’est le nucléaire
    la viande est nécessaire
    comme le sont les cancers

    Alors déguste ta bonne potée
    surtout ne montre aucune pitié
    condamne au long calvaire
    toute bête marquée à ton fer

    mange mange mange ta viande

    La viande est nécessaire
    comme l’est le cimeterre
    la viande est nécessaire
    comme le sont les ulcères

    Alors délecte-toi du pâté
    ne joue pas les empotés
    lève bien haut ta cuillère
    pour remplir les cimetières

    mange mange mange ta viande

    Ne fais pas le débecté
    ne deviens pas anémié
    une grosse ventrée pour ton père
    et une bouchée pour ta mère

    mange ta viande
    et tais-toi
    ne pense pas
    mange ta viande
    et tue-toi
    sois un bon petit
    deviens grand toi aussi
    tu dois le faire
    c’est nécessaire

    mange ta viande
    pour être un parfait Lucifer
    une bonne petite lucilie
    si fière de dévorer des vies
    juste pour s’auto satisfaire
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    1. t0m@s
       
      trop beau, c'est toi qui la fait?
      0
      1. undertesmorts > t0m@s
         
        oui pk ?
        0
      2. sachatouille > undertesmorts
         
        mito va tu l'a trouve la ----------)http://art-engage.net/Mange-ta-viande.html
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    2. Vicko
       
      mais? c'est quoi cette reponce qui sert à rien...?
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    3. j'suis en L xD
       
      C'est clair ça ne répond pas du tout au sujet... Si c'est sur Victor Hugo que tu cherches regarde les recueils écrits en exil,
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  2. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
     
    Sève secrète
    Court poème de saison, pour un printemps contestataire permanent

    Mai révolutionnaire devrait être toute l’année, dans l’action, les têtes et les cœurs

    Des airs chargés de sèves
    montent du sol en fête
    des airs à faire chavirer la tête
    et rêver d’une nouvelle Eve
    des airs à mener à la grève
    pour nager au large et hurler tempête
    des airs pas sages à chanter sans trêve
    pour que le souffle du printemps se relève
    pour que les senteurs libres toujours s’entêtent
    dans les déserts et les fermes de têtes.

    par : David Myriam
    ( il est court celui-la
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    1. my
       
      salu toi pourai tu maider pour poeme stp sa marangerai
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    2. 54
       
      pourrais tu maider pour mon poeme stp
      0
  3. steph
     
    Si tu cherches des poèmes sur Internet la référence est sans nul doute le site http://ww1.poeme.pro/ ! Il propose les poèmes les plus célèbres mais aussi des poèmes plus rares ou même d'auteur (encore) anonymes !
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  4. Utilisateur anonyme
     
    Ah merci tu me sauves la vie il est super bien assez court et facile à retenir... En plus j'aime bien les lapins.
    Merci beaucoup, tu peux m'envoyer le lien du site où tul'as trouvé ???
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  6. Utilisateur anonyme
     
    Ok merci d'avance. De mon côté je vais faire pareil...
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    1. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
       
      06 mai 2008 c'est la parution je connaît pas la date de création
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  7. Utilisateur anonyme
     
    ca :"Ta vu en peut crée sont poème "
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    1. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
       
      oui c normal je me suis tromper dsl
      la parution de lapin vole est le : 6 mai 2008
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  8. Utilisateur anonyme
     
    Sinon, quelqu'un ne connaîterait pas des poèmes engagés parlant de guerre ou de prison, ça à l'air intérêssant...
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  9. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
     
    Le dernier combat

    Je me suis acculée face au mur
    je suis seule, je me sens nue
    effrayée par la peur de l’inconnu
    seule au pied du mur.

    Ses ailes glissent au-dessus de moi
    Il arrive, Il me suit partout
    son souffle me met en émoi
    Il arrive et je suis à genou.

    Je suis seule, j’ai peur de Lui
    Il me regarde et je détourne la tête
    Il me parle et je détale dans la nuit
    Il me frôle et je sors les griffes
    Il est nu et je referme mon armure
    Il m’aime et j’arme une mitraillette
    Il tend la joue et je le mets en joue
    je suis seule, je m’écroule au pied de mon mur.

    Derrière le mur Il attend
    Il a tout son temps
    le combat n’est pas pour lui
    c’est moi qui dois baisser les armes.

    Je suis seule, j’ai peur de Lui
    mais seule je ne peux être moi
    Il me réchauffe et mon cœur ne veut pas fondre
    Il me ménage par peur que je m’effondre
    Il m’éclaire et je préfère voir les yeux fermés
    Il me cherche et je m’enferre dans les prisons dorées
    Il m’aime et je n’aime que moi
    Il me tend la main et j’embrasse une autre foi
    je suis seule, j’efface les signes sur le mur.

    Derrière le mur Il m’attend
    Il me donne le temps
    mes armes ne blessent que moi
    mais c’est Lui qui verse des larmes.

    Je suis seule, j’ai faim de Lui
    et Lui n’attend que moi
    Il m’observe et je suis nue
    Il m’appelle et je réponds en silence
    Il me touche et je baisse la garde
    Il me féconde et je porterai le monde
    Il m’aime et je l’aime aussi
    Il m’embrasse et je tends la joue
    je dis lui, je pourrais dire Elle.
    Elle m’enveloppe et je me réchauffe
    Elle me porte et je flotte vers Elle
    Elle brille et j’ouvre les yeux
    Elle me trouve et j’écarte les barreaux
    Elle m’aime et je ne pense qu’à Elle
    Elle me panse et je lui tends la main
    je suis seule, avec elle.
    Je dis Elle, je pourrais dire Tu
    Tu me sondes et je suis ton écho
    Tu me frottes et je me réveille
    face au mur, transparent, je suis debout, vivante
    mes doigts tracent tes signes sur le mur
    et ma main arrache la première pierre.

    Derrière le mur tu m’entends
    nous avons le temps
    mes armes sont en poussières
    et mes larmes sont de joie.

    Ensemble
    nous démonterons le mur
    pierre par pierre
    ensemble
    nous nous tiendrons par la main.
    Pierre par pierre
    ensemble
    nous étendrons notre amour
    pierre par pierre
    ensemble
    nous construirons sans murs
    ensemble
    pour l’éternité.

    par David Myriam
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    1. M----arinaaaaa
       
      bonjour je m'apelle marina je suis en 4eme sa seré pour savoir si tu pouré m'écrire un poéme pour se soir c urgent stp j'ai besoin de toi aide moi si tu ve bien fa me le transmettre sur malielandalle@hotmail.fr merci et jespére que tu voudra bien c trés important
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      1. Utilisateur anonyme > M----arinaaaaa
         
        t'as besoin d'un poème comment (vers,rime,type)
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  10. Utilisateur anonyme
     
    Tu connaîterais pas d'autres auteurs ( comme ceux qui ont écrits des poèmes sur les guerres mondiales ou autres types de guerre).
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    1. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
       
      Après la bataille (Victor Hugo)


      Mon père, ce héros au sourire si doux,
      Suivi d'un seul housard qu'il aimait entre tous
      Pour sa grande bravoure et pour sa haute taille,
      Parcourait à cheval, le soir d'une bataille,

      Les champs couverts de morts sur qui tombait la nuit.
      Il lui sembla dans l'ombre entendre un faible bruit,
      C'était un espagnol de l'armée en déroute
      Qui se traînait sanglant sur le bord de la route,

      Râlant, brisé, livide et mort plus qu'à moitié,
      Et qui disait : A boire, à boire par pitié !
      Mon père ému, tendit à son housard fidèle
      Une gourde de rhum qui pendait à sa selle,

      Et dit : Tiens donne à boire à ce pauvre blessé
      Tout à coup, au moment où le housard baissé
      Se penchait vers lui, l'homme une espèce de Maure,
      Saisit un pistolet qu'il étreignait encore,

      Et vise au front mon père en criant " Caramba " !
      Le coup passa si près que le chapeau tomba
      Et que le cheval fit un écart en arrière,
      - Donne-lui quand même à boire, dit mon père.

      (La légende des siècles)
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      1. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31 > undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre
         
        Le dormeur du Val - (Arthur Rimbaud 1854-1891)


        C'est un trou de verdure où chante une rivière
        Accrochant follement aux herbes des haillons
        D'argent ; où le soleil de la montagne fière,
        Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

        Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
        Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
        Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
        Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

        Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
        Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
        Nature, berce-le chaudement : il a froid.

        Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
        Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine
        Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

        (Poésies souvenirs)
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      2. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31 > undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre
         
        POEME 1 Maudis les corbeaux de malheur qui chantaient la guerre (Lucien Jacques)

        POEME 2 Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre sur un champ de bataille (A. Ponsard)

        POEME 3 Depuis six mille ans la guerre (Victor Hugo)

        POEME 4 : Le cauchemar des deux mères

        POEME 5 : Verbales chimères et tragiques dégoûts (poème d’Alexis Danan)

        POEME 6 : Solitude (Solitude : extrait de l’album Sèves)

        POEME 7 Les Martyrs (Henry Jacques)

        POEME 8 Le défilé ( F. Coppée)

        POEME 9 Petit, lorsque tu seras grand ( Henensal, instit à Roscoff, 1933)

        POEME 10 Le dormeur du Val - (Arthur Rimbaud 1854-1891)

        POEME 1

        Maudis les corbeaux de malheur qui chantaient la guerre Extrait

        ... Un vieil homme pleure dans sa vigne.

        Il avait deux gars. - Ils sont morts,

        Morts à vingt ans et de la guerre

        Plus de joie pour lui seul l’esseulé ...

        *****

        Vide le nid et ses petits tués

        Pendant le temps qu’il répétait

        Tous ces mots creux mais bien sonores :

        Gloire, tenacité et autres fariboles.

        *****

        C’est ton tourment, ces mots impies

        Que des bavards perchés au loin

        T’avaient soufflés

        C’est du poison dans ton vieux coeur.

        *****

        Tes gars sont morts ! - Pleure sur eux.

        Pleure sur toi et plains leur mère

        Et puis maudis... maudis... maudis

        Les corbeaux de malheur qui chantaient la guerre.

        Lucien Jacques (La pâque dans la grange)

        POEME 2

        Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre sur un champ de bataille (A. Ponsard 1814-1867)

        *****

        Je voudrais voir les gens qui poussent à la guerre,

        Sur un champ de bataille, à l’heure où les corbeaux

        Crèvent à coup de becs et mettent en lambeaux

        Tous ces yeux et ces coeurs qui s’enflammaient naguère.

        *****

        Tandis que flotte au loin le drapeau triomphant,

        Et que parmi ceux-là qui gisent dans la plaine,

        Les doigts crispés, la bouche ouverte et sans haleine,

        L’un reconnaît son frère et l’autre son enfant.

        *****

        Oh ! Je voudrais les voir, lorsque dans la mêlée

        La gueule des canons crache à pleine volée,

        Des paquets de mitraille au nez des combattants.

        *****

        Les voir tous ces gens-là prêcher leurs théories

        Devant ces fronts troués, ces poitrines meurtries

        D’où la mort a chassé des âmes de vingt ans.

        POEME 3

        Depuis six mille ans la guerre (Victor Hugo) Extraits

        Les carnages, les victoires,

        Voilà notre grand amour ;

        Et les multitudes noires

        Ont pour grelot le tambour.

        *****

        Notre bonheur est farouche ;

        C’est de dire : Allons ! mourons !

        Et c’est d’avoir à la bouche

        La salive des clairons.

        *****

        L’acier luit, les bivouacs fument ;

        Pâles, nous nous déchaînons ;

        Les sombres âmes s’allument

        Aux lumières des canons.

        *****

        Et cela pour des altesses

        Qui, vous à peine enterrés,

        Se feront des politesses

        Pendant que vous pourrirez...

        *****

        Aucun peuple ne tolère

        Qu’un autre vive à côté ;

        Et l’on souffle la colère

        Dans notre imbécillité.

        *****

        C’est un Russe ! Egorge, assomme.

        Un Croate ! Feu roulant.

        C’est juste. Pourquoi cet homme

        Avait-il un habit blanc ?

        *****

        Celui-ci, je le supprime

        Et m’en vais, le coeur serein,

        Puisqu’il a commis le crime

        De naître à droite du Rhin...

        *****

        On pourrait boire aux fontaines,

        Prier dans l’ombre à genoux,

        Aimer, songer sous les chênes ;

        Tuer son frère est plus doux...

        *****

        Et l’aube est là sur la plaine !

        Oh ! j’admire, en vérité,

        Qu’on puisse avoir de la haine

        Quand l’alouette a chanté.

        POEME 4

        Le cauchemar des deux mères

        ***** 1

        J’ai vu, dans un rêve attristé,

        Deux chaumières presque pareilles,

        Et deux voix dans l’obscurité,

        Plaintives, qui frappaient mes oreilles.

        ***** 2

        Chaque maison était cachée

        Dans un de ces vallons prospère

        D’où la guerre avait arraché

        Bien des enfants et bien des pères ...

        ***** 3

        La neige posait lentement

        Ses flocons sur les branches mortes ;

        La bise au long gémissement

        Pleurait par les fentes des portes.

        ***** 4

        Les deux foyers se ressemblaient,

        Et devant le feu des broussailles,

        Deux mères, dont les doigts tremblaient

        Songeaient aux lointaines batailles

        ***** 5

        Leur esprit voyageait là-bas :

        Point de lettre qui les rassure !

        Quand les enfants sont au combat !

        Pour les mères tout est blessure !

        ***** 6

        L’une comme l’autre invoquaient le ciel

        Priant dans sa langue ou la nôtre :

        " Mein Kind ! mein Kind " O vie cruelle !

        " Mon fils ! Mon fils " murmurait l’autre.

        ***** 7

        Et j’entendais, au même instant,

        Sur un affreux champ de carnage,

        Contre la souffrance luttant,

        Gémir deux enfants du même âge

        ***** 8

        Les deux soldats se ressemblaient,

        Mourant quand il fait bon vivre ;

        Et leurs pauvres membres tremblaient,

        Bleuis par la bise et le givre.

        ***** 9

        Ils s’éteignaient dans un ravin,

        En proie aux angoisses dernières ;

        Leurs yeux suivaient de loin en vain

        La longue file des civières.

        ***** 10

        Etrange réveil du passé,

        Qui précède l’adieu suprême,

        Evoquant pour chaque blessé

        La vision de ce qu’il aime ;

        ***** 11

        Et ces deux âmes, à l’heure sacrée

        Où la mort, en passant, vous touche

        Jetaient l’appel désespéré !

        Que les petits ont à la bouche

        ***** 12

        Les yeux remplis de souvenirs

        Une main sur la plaie grande ouverte

        Comme s’ils sentaient le froid venir

        Dans la grande plaine déserte :

        ***** 13

        " Mutter !... Mutter ! ... ( Mère )

        Komm doch bei mir ( Viens, près de moi ! ) :

        " Maman !... Maman ! (Implorait l’autre enfant )

        - Viens, je vais mourir !

        Eugène Manuel

        Poème 5

        Verbales chimères et tragiques dégoûts

        *****

        Il clame ce Tyrtée(1) aux insanglants lauriers

        Que la mort nous est jeu facile

        Qu’on rit, qu’on vibre d’aise aux chaleurs des charniers,

        - Tu sais bien qu’il ment, ce fossile !...

        *****

        ... Redis-lui le grand cri de tous ces morts sans nom

        Qui, sourds aux verbales chimères,

        N’évoquaient, ô Patrie, ô fureur du canon

        Que le pauvre front des mères

        *****

        ... Dis-lui que nous fûmes grands, peut-être ; mais dis bien

        Que nous étions sans voix et pâles

        Lorsque le vent hurlait à la mort, comme un chien

        Et que nous avions peur des râles.

        *****

        Et qu’il nous descendait de tragiques dégoûts

        Au fond de l’âme haletante

        A voir porter, la nuit, vers de sommaires trous,

        Des morts dans leur toile de tente...

        *****

        Alexis Danan ( 7 avril 1917)

        Note 1 Grec de l’antiquité célèbre pour ses louanges à la guerre

        Poème 6

        Solitude

        *****

        ...Cassé en angle obtus à peine,

        En ses habits d’une autre mode,

        Un paysan claudique au lond des labours verts

        *****

        Les blés sont beaux.

        Ils promettent d’user, aux prochaines moissons

        L’ardeur des moissonneurs

        Et le tranchant des faulx.

        *****

        Mais ni l’espoir des gains futurs

        Et ni la splendeur de l’automne

        Ne font fluer la joie

        Au coeur du vieux semeur.

        *****

        Il se penche vers tous les automnes passés

        Lorsqu’il allait, robuste encore, par les sentes

        Avec, auprès du sien, le pas lourd de son fils.

        *****

        Leur bonheur était simple en leur humble maison

        Où ne vibrera plus le chant grave du garçon

        Que la guerre a couché dans les terres étrangères.

        *****

        - Et le vieillard cassé pleure, solitaire...

        Poème 7 Les Martyrs

        *****

        Vous qui dites : "Mourir, c’est le sort le plus beau"

        Et qui, sans le connaître exaltez le tombeau,

        Venez voir de plus près, dans ses affres fidèle,

        Cette mort du soldat qui vous semble si belle.

        *****

        Vingt hommes à la file, au fond d’une tranchée,

        Coltineurs d’explosifs sur leur tête penchée.

        Tout à coup, c’est la mort qui passe : un tremblement,

        Un souffle rauque, un jet de flamme. En un moment

        Les soldats ont fondu dans la rouge fumée,

        Et la terre en sautant sur eux s’est refermée.

        Quand le brouillard puant s’est enfin dégagé,

        Le néant : aux débris du boyau mélangés

        Des parcelles de chair et des bouts de capote,

        Un bras nu, une main crispée sur une motte,

        Des cheveux arrachés, de la boue et du sang.

        On retrouverait d’eux, en les réunissant,

        Morceau de chair salie, de cervelle ou de moëlle

        De quoi remplir à peine une moitié de toile.

        *****

        Et cet autre ? Le soir, de veille à son créneau,

        Il s’est laissé surprendre au moment d’un assaut

        Par les lance-flamme d’une attaque hardie.

        Echevelé de pourpre et vivant incendie

        Il court, mais de ses mains qui flambent peu à peu

        Cherche en vain d’arracher ses vêtements en feu.

        Il se tord comme un fer rouge dans une forge ;

        Des cris terrifiants rissolent dans sa gorge

        Qui vont épouvanter les veilleurs dans la nuit.

        Il court sans savoir où, mais son bûcher le suit.

        La flamme, plus puissante, enfin, qui le terrasse,

        Jette sur le sol cuit la flambante carcasse.

        Une étouffante odeur monte, de cuir grillé.

        Ce n’est plus qu’un débris tout recroquevillé.

        Et ce qui fut un homme à la pensée divine

        En rougeoyants charbons lentement se calcine,

        Laissant, en souvenir de son destin fatal,

        Un tas de cendre où luit un fragment de métal.

        *****

        Et les autres, les millions d’autres, le dirai-je ?

        A quoi bon évoquer leur funèbre cortège,

        Et leur face tendue, et leurs gestes déments,

        Les hommes aplatis sous les effondrements,

        Les enterrés tout vifs dans les abris qui croulent,

        Les fantassins fauchés par les balles en houle,

        Les asphyxiés, les écrasés, les massacrés,

        Les malades crachant leurs poumons déchirés,

        Spectres dont le bacille épuise la poitrine,

        Ceux qui mettent des mois à mourir dans leur ruine.

        A quoi bon ! Ils sont trop, on ne les connaît plus.

        Un monument, les mots exaltant leurs vertus,

        Des fleurs et des drapeaux joyeux ! O morts de France,

        N’est-ce pas qu’il ne faut qu’un douloureux silence,

        A ceux dont la jeunesse a peuplé les tombeaux ?

        Que le sort des martyrs n’est pas tellement beau ?...

        Henry Jacques

        La symphonie héroïque

        Poème 8

        Le défilé

        *****

        ...Le régiment défile, et l’enfant s’extasie,

        Craintif, et se tenant à la jupe saisie

        De sa mère, il admire, avide et stupéfait,

        Et tremble. Tout à coup, celle-ci, qui rêvait,

        Le regarde, et soudain elle devient peureuse.

        La pauvre femme, qui naguère était heureuse

        Que pour son fils ce beau régiment paradât,

        Craint maintenant qu’il veuille un jour être soldat ;

        Et même, bien avant que ce soupçon s’achève,

        Son esprit a conçu l’épouvantable rêve

        D’un noir champ de bataille où, dans les blés versés,

        Sous la lune sinistre, on voit quelques blessés

        Qui, mouillés par le sang et la rosée amère,

        Se traînent sur leurs mains en appelant leur mère,

        Puis qui s’accoudent, puis qui retombent enfin ;

        Et, seuls debout alors, des chevaux ayant faim

        Qui, baissant vers le sol leurs longs museaux avides,

        Broutent le gazon noir entre les morts livides !...

        F. Coppée

        POEME 9

        Petit, lorsque tu seras grand

        *****

        Petit, lorsque tu seras grand,

        On te dira d’aller te battre,

        Et l’on te montrera du doigt

        Ceux-là qu’il s’agit d’abattre.

        *****

        On te dira : c’est l’ennemi.

        Sus à lui, petit, meurs ou tue,

        Eventre-moi cet habit gris

        Contre lequel tu t’évertues ;

        *****

        Et toi tu marcheras, bardé,

        Sanglé, parqué, numéroté,

        Vivant la tragique aventure

        *****

        Sans comprendre, enfoui dans la nuit,

        Dans la misère et dans le bruit,

        Noyé dans la boue et l’ordure,

        *****

        Jusqu’à ce qu’un morceau de fer

        Fasse un pauvre tas de sa chair

        Et la disperse en pourriture.

        Henensal, instit à Roscoff, 1933

        POEME 10

        Le dormeur du Val - (Arthur Rimbaud 1854-1891)

        C’est un trou de verdure où chante une rivière

        Accrochant follement aux herbes des haillons

        D’argent ; où le soleil de la montagne fière,

        Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

        *****

        Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,

        Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,

        Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,

        Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

        *****

        Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme

        Sourirait un enfant malade, il fait un somme :

        Nature, berce-le chaudement : il a froid.

        *****

        Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;

        Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine

        Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

        (Poésies souvenirs)

        voila c tout ce que j'ai trouvé
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    2. svphelp
       
      c un poème engagée: Après la bataille (Victor Hugo)?
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  11. Utilisateur anonyme
     
    Tu connais pas des sites où il y en a d'autres stp ????
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  12. Utilisateur anonyme
     
    j'en ai trouvé ki s'appele Ne.
    Il a été écrit par André Spire.
    Quelqu'un peut me dire kan il a été écrit svp
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  13. polo
     
    Moi gaurais besoin que tu m'écrive un poème engagé de 20 vers qui aura pour sujet la guerre ou plutot contre la guerre et qui argumentera ma thèse défendu (la guerre) steup !!!!^^
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  14. clem44610
     
    Personne ne connait de poème engagé d'apollinaire :'( ????
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  15. maxou 190808
     
    Salut je suis élève en 3ème et la prof de français nous demande d'écrire un poème engagé.
    Est ce que quelqu'un pourrait m'aider à en trouver un pas trop long de préférence
    merci d'avance
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    1. personne.
       
      tu serais pas en 3ème5 toi par hasard? ><
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    2. Salut !
       
      Ou 3ème C ? :p
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  16. johnny-du-17700
     
    wé mwa c pareil g rien trouvé,jvé mfaire tuer srtt qe c pr demain XD
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  17. Utilisateur anonyme
     
    Il est de qui ce poème ???
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    1. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
       
      par David Myriam
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  18. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
     
    Lapin vole
    Poème sur la souffrance des lapins d’élevage

    Poème et dessins contre la souffrance des lapins d’élevage, chosifiés et enfermés en cages pour leur viande, leur fourrure, torturés pour des expériences, parfois maltraités comme animaux de compagnie...

    En rond en rond en rond
    il tourne sans fin en rond
    comme atteint de rage
    le lapin dans sa cage
    pour sa fine chair
    pour sa fourrure claire
    pour un nouveau test santé
    ou pour tenir compagnie
    lapin toujours sacrifié
    sur l’autel de désirs d’autrui
    lapin toujours chosifié
    sans appel pour d’égoïstes envies.

    En rond en rond en rond
    il ronge son frein en rond
    le lapin ronge sa cage
    avec tant d’autres en prison
    il ronge sa souffrance
    il ronge sa peur
    il attend d’impossibles délivrances
    pour oublier ses immobiles douleurs,
    mais seul la mort le sortira de la cage…

    En attendant le lapin souffre en silence
    en attendant que les remords nous rongent
    et nous fassent enfin ranger les cages
    dans un recoin de nos plus sinistres songes.

    par : David Myriam

    par David Myriam
    par David Myriam
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  19. Utilisateur anonyme
     
    Il a été fait par David Myriam (parceque je crois qu'il est mort récamment)???
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    1. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
       
      je suis sur que c'est lui par contre les dates je suis pas sur je vais chercher .
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      1. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31 > undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre
         
        elle est morte en 2004
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  20. undertesmorts Messages postés 223 Statut Membre 31
     
    ta vu en peut crée sont poème .
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