Connaissez vous l'histoire de l'arobase ? @

anonyme -  
 anonyme -
Savez vous qu'elle existe depuis des siècles.

4 réponses

anonyme
 
Arobase, arobas, arrobe, escargot… en français comme dans toutes les langues la forme de l'@ lui vaut des appellations aussi fantaisistes qu'évocatrices. Du shtrudel israélien à l'apestaart (queue de singe) hollandais en passant par le snabel a (trompe d'éléphant), le kanelbulle (bâton de cannelle) suédois, ou le chiocciola italien sa connotation est toujours positive.
L'origine du signe est la ligature (fusion de deux caractères consécutifs) par les moines copistes du ad latin (à ou vers en français, at en anglais) où le a et le d cursifs ont fini par se confondre, le d s'enroulant autour du a. Le linguiste Berthold Louis Ullman, à qui l'on doit cette hypothèse, date son apparition au VIe siècle.
Le mot arobase serait, quant à lui, la déformation de a rond bas (de casse), c'est à dire a minuscule entouré d'un rond.
Etc...
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anonyme
 
En guise de réponse un court poème écrit il y a une dizaine d'années:

L’Arobase & l’Esperluette (Fantaisie typographique)

A l’extrème gauche du clavier
Une arobase s’insurgeait
Et essuyait les quolibets
De sa voisine esperluette
Qui se jouait d’elle, coquette
Car la copule se targuait
D’unir même les contraires
Que nul ne pouvait se soustraire
A sa frénésie marieuse
A sa fièvre réunisseuse
La belle et la bête a soudé
L’or et l’argent assimilés
Le rouge et le noir sont fondus
Dieu et Diable même confondus
Cabaliste magique s’il en est
La modestie seule lui manquait
Née du glissement de stylet
De la dextre débonnaire
D’un moine valétudinaire
Qui un beau soir n’y pouvant mais
Gribouillait ce signe pour “et”
Ainsi d’un raté dyspraxique
Naquit le signe ésotérique

Mais quand survint Informatique
Tendant sa toile arachnéïque
Chacun voulut s’y situer
Et même s’y domicilier
En elle fut mit un “at” anglais
L’arobase fut réveillée
Du pauvre “a” macaronique
On en fit un signe magique
Du colimaçon sans antenne
On a ponctué les email
Souvenir de localisation
“Chez untel” la lirait-on
Et l’arobase par millions
A reconquis tous les bastions

Et là je vous le dis tout net
Chère Madame Esperluette
Êtes devenue bien désuette
Et pour tout vous dire obsolète
Pauvre minet sur son potron
Il vous faudra quitter le pont

Car l’esperluette il est vrai
Elle & Virée
Jean-Claude WYDOUW

Et pour devancer d'inévitables questions...
L'esperluette, également appelée perluète ou, plus rarement, éperluette, est le signe typographique &. Elle correspond à la conjonction "et" et a le même sens que celle-ci.

Elle résulte de la ligature du e et du t. À l'origine, cette graphie ligaturée était systématiquement utilisée par les copistes médiévaux, qui utilisaient un certain nombre d'abréviations. En l'occurence on trouve l'esperluette fréquemment employée pour les termes et et etc. (&c).
Il semble qu'elle ait été considérée comme la 27ème lettre de l'alphabet. Selon le Trésor de la langue Française, le &, dernière lettre de l'alphabet, était appelé ète. Or, à l'école élémentaire, on apprenait aux enfants à réciter l'alphabet en ajoutant «et» «per lui» «ète» après Z, sorte de rime ludique et chantante qui aidait la mémoire. L'usage fit que l'on appela finalement le caractère & perluète ou esperluette.
Actuellement, en Français, l'esperluette est très peu utilisée, et même rejetée dans la langue littéraire. Son utilisation est essentiellement circonscrite à la langue commerciale, plus spécifiquement publicitaire. Cela explique que l'esperluette est parfois appelée «et commercial».
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anonyme
 
Je remercie Jean-Claude, j'ai trouvé d'autres renseignements sur "le guicher du savoir" bibliothèque de la ville de Lyon.
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anonyme
 
Excuse : c'est le guichet du savoir.
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